Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:03

 

13 milliards de charges basculées sur

la TVA et la CSG :

(titre du Figaro !)

Ce qui signifie allègement des charges patronales payées par les consommateurs et par les salariés. En effet, (vous pouvez vérifier) sur la feuille de paye la CSG n’est payée que par le salarié.

Des mesures hautement modernes ? Non mais dans le droit fil de la politique de la droite qui fait toujours payer les mêmes, c’est-à-dire les plus défavorisés.


Est-ce que cet allègement du coût du travail va favoriser l’emploi ? Comme on ne demande jamais aucune contrepartie au patronat lorsqu’on prend ces mesures d’allègments (à gauche comme à droite !), comme toujours ces allègements serviront à augmenter les bénéfices et les rémunérations des actionnaires.


Parce que j’attache une grande importance aux mots, j’avais écrit en 1995 cette petit chronique qui malheureusement n’a pas pris une ride. 

 

 

Cotisations ou charges sociales ?

 

Naguère, pour marquer le caractère volontaire de notre système de protection sociale, que bien des pays nous envient, on appelait “cotisations” ce qui depuis quelques années est devenu “charges sociales”.

Un caricaturiste, au moment de la Révolution, montrait un paysan “chargé” de la noblesse et du clergé qui le pressuraient d’impôts de toutes sortes. De nos jours ce sont les pauvres patrons qui ploient sous les charges salariales.

Le changement de vocabulaire a donné un contenu très négatif à ce qui était une belle conquête sociales contractualisée entre ouvriers et patronat.

Ce changement n’est pas anodin, de même que de détailler sur les feuilles de paye la part patronale des “charges”. Ainsi les patrons peuvent culpabiliser les salariés : « voyez ce que vous me coûtez réellement ! » Ils peuvent demander aux gouvernements successifs – et avec quel succès – l’allègement de ces charges, causes de tous les maux, et du principal : le chômage.

Cet allégement continu depuis des années n’a provoqué aucun progrès dans la lutte pour l’emploi, mais qu’importe ! La richesse de notre pays croît chaque année malgré la crise mais qu’importe ! C’est le salarié, ce pelé, ce galeux qui met l’entreprise-France en péril.

Rêvons un peu (pendant que ce droit est encore à peu près gratuit) : ne pourrait-on pas détailler sur les feuilles de paye les bénéfices de l’entreprise, bénéfices dus aussi – on a une fâcheuse tendance à l’oublier– au travail des salariés ?  Cela aurait un impact plus motivant pour la reprise des luttes sociales.

 

(Le crépuscule des gagne-petit)

 

Ces mesures “courageuses”!!!, seront (seraient) prises après l’élection présidenteielle. A nous d’user de notre droit de vote pour dire NON, à nous de voter bien à gauche pour éviter ce noveau coup porté à la France d’en-nbas


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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 07:07

Aurais-je sous-titré cette analyse pamphlet, tel qu’il est fait ici ? Sans doute non, car c’est risqué de laisser croire que le traitement du sujet relève de la diatribe, de la charge. Or, si le ton est enlevé, la phrase vive, le propos correspond bien plus à celui d’un travail historique soucieux d’argumentation.
Jean Guiloineau remet en perspective la 4° et la 5° Républiques. Après, et avec son illustre prédécesseur – l’auteur du « Coup d’Etat permanent » - il dénonce la mise en cause de la 4° - la République des partis – qui continue à faire les choux gras (sert-on du chou au Fouquet’s ) – pour justifier l’instauration et les arrangements pris depuis plus de 50 ans de ce qui n’aurait dû être qu’un intermède…
Nous sommes donc en République extra-ordinaire, où le statut exceptionnel du Président de la république, taillé en son temps par et pour le Général de Gaulle, perdure malgré les ravalements de façade successifs. Au final, le costume a même été retaillé pour mieux servir encore la possibilité d’un accaparement personnel du pouvoir.
Cette constitution est une partition politique pour Caudillo et godillots, où le Caudillo joue la partie du vent, et les godillots le parti au pied !
Le résultat est consternant. Jean Guiloineau en souligne les aspects les plus néfastes.
Une démocratie réduite à la portion congrue qu’édulcore en trompe l’œil le referendum populaire – parfaitement illustré par les rares exemples de l’exercice : referendum à la Prévert : voulez-vous réformer le Sénat + modifier le statut des régions + me garder à la tête du pays + un raton-laveur ; referendum à canons superposés : voulez-vous de l’Europe ? Non ? Alors on fera donner les godillots…
Une représentation nationale à l’image du Président, où chaque député est le petit roi de sa circonscription, passant voir ses « gens » chaque fin de semaine, n’étant plus acteur ni même garant d’une quelconque politique nationale…
Une confiscation des instances représentatives qui tiennent écartés des courants de pensée et condamnent le pays aux débats archaïques ( voir le temps et la perte d’identité qu’il a fallu aux écologistes accéder à la « place publique ».
Une désaffection du corps électoral, personnage mineur de la représentation dont le Monsieur Loyal du moment réclame à grands cris les applaudissements.
Enfin, une irresponsabilité du détenteur véritable du pouvoir, en toute contradiction avec « l’esprit des lois » démocratique qui réclame une suprématie de la représentation populaire par rapport à l’exécutif.
Une excellente révision qui nous montre que les enjeux institutionnels dépassent largement de pures considérations de forme…


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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 08:04

 

La question est plus que jamais d’actualité .

Êtes-vous satisfaits du débat des présidentielles entre les deux candidats susceptibles d’atteindre le second tour ?

Où sont les débats d’idées, de projets ? La campagne se passe sur des petites phrases, des noms d’oiseaux, des réparties vulgaires style Morano, sans que la gauche “hollandaise” arrive à élever le niveau.

N’y a-t-il pas mieux à faire que de  dénigrer les prises de positions désespérées d’un président aux abois  ?

Mais peut-il en être autrement avec la présidentialisation des partis, des esprits et la personnalisation à outrance ?

Du coup, seuls les extrêmes s’expriment sur le programme, sur la situation catastrophique voulue par des “agences de notations” qui font la pluie et le beau temps dans le monde.


République

 

Pour ce qui concerne le sujet du livre, l’élection du président de la république au suffrage universel, seul Jean-Luc Mélenchon y a répondu de façon claire. Donnant sa position personnelle (il est contre), il a proposé une démarche démocratique, à savoir l’élection d’une assemblée constituante chargée de  proposer la Constitution de la VI ème République.

 

Tous ceux qui ont lu le livre de Jean Guiloineau sont contre cette élection pseudo démocratique. Dès qu’on explique qu’on débat, les électeurs comprennent rapidement la nocivité de ce système. Ce serait un débat passionnant, si on ne soumettait que cette question à la sagacité des électeurs.

 

Moralité : il faut voter Mélenchon ou plutôt Front de gauche !

Publié dans : Actualité
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 10:49

Paru aux Editions Mutine la semaine prochaine le livre de Jean Guiloineau et Jean Kerleroux pour les dessins. Préface de Marie-Thèrèse Mutin

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PREFACE AU LIVRE

LA DOUBLE MORT D’UNE RÉPUBLIQUE ORDINAIRE .

De JEAN GUILOINEAU

 

Il n’aura pas fallu plus de six mois à de Gaulle en 1958 pour abattre la République, et 4 ans pour l'achever en 1962 par le référendum instituant l'élection du Président au suffrage universel.

La première mort c'est le coup d'état du 13 mai 1958, que les gaullistes ont justifié par une attaque incessante de la 4eme République et du "régime des partis", régime soi-disant rendu impuissant par l'instabilité gouvernementale. Or Jean Guiloineau démontre que malgré la valse des gouvernements, la 4 ème République a un bilan exceptionnel : elle a réussi à panser les plaies de cinq années de guerre et d'occupation, à remettre sur pied une administration en loques et à reconstruire un pays dévasté. Un résultat qui laisse à penser qu'un gouvernement n'a pas grande utilité ; quand il n'est pas nuisible ! Ce constat est confirmé, en cet été 2011, par la situation de la Belgique : alors que la France de Sarkozy et l'Allemagne de Merkel avouent une croissance nulle pour ce deuxième trimestre, la Belgique privée de gouvernement depuis plus d'un an affiche une croissance insolente !

Certes, personne, pas même Jean Guiloineau, ne préconise l'abandon de l'exécutif ! Simplement, il date la seconde mort de la République du référendum-plébiscite, ce Canada dry de la démocratie, du 28 décembre 1958, approuvant la Constitution de la V ème République.

Une constitution faite par de Gaulle pour de Gaulle car «la conception gaulliste de la politique c'est "un guide, un peuple". Un peuple uni, rassemblé, un guide inspiré qui a une vision, une certaine idée de la France» !

Or pour la gauche, « une nation est composée de groupes ayant des intérêts différents voire antagonistes. Des classes et au-delà une lutte des classes. » Contrairement à la droite qui vomit le "régime des partis", la gauche en a donc besoin. « Le parti est un groupe de personnes défendant une même opinion, une association de personnes réunies pour défendre des buts, des intérêts communs.» Pas d'homme providentiel mais un projet de société et des partis forts pour l'appliquer. C'est ce qui explique la violente attaque de François Mitterrand contre cette constitution, l'un des rares députés à avoir voté contre, et qui en démontrera avec brio, en 1964, dans son livre Le coup d'état permanent, toute la nocivité. Dix-sept ans plus tard, devenu président de la république grâce au suffrage universel, à un projet de société et à la force des partis de gauche (et pas forcément au slogan La force tranquille comme aime à s'en gargariser le publiciste Jacques Séguéla !!!) François Mitterrand jugera inutile de "continuer de promener une polémique qui appartient à l'histoire." !

Dès lors, toute la vie politique tourne autour de cette élection. Le Parti socialiste, parti de lutte de classes, devient le parti du président puis du ou des présidentiables. Au lieu de réformer la constitution, on réforme le parti : les courants d'idées qui en faisaient la richesse démocratique deviennent des écuries présidentielles ; le premier secrétaire, jusque-là leader du texte d'orientation politique majoritaire au vote du Congrès, est élu au suffrage direct d'abord des délégués puis des adhérents, sans aucune référence au projet défendu. Et pour couronner le tout, on institue des primaires pour désigner le candidat, laissant de fait la décision non plus à la réflexion des militants mais aux journalistes et aux sondeurs !

Pour exister les autres partis sont contraints de présenter un candidat au poste suprême, d'où la multitude des candidats plus fantaisistes les uns que les autres.

 

Parlant du livre d'Arnaud Montebourg "La VIème Républiqueet des positions du groupe CR6, Jean Guiloineau souligne : « Ils posent la question de l'irresponsabilité du Président de la République. Ils redéfinissent ses fonctions mais, comme intimidés par leur propre audace, ils conservent inutilement l'élection du Président de la République au suffrage universel.»

 

Nombre d'hommes politiques de gauche (je n'ose pas dire de responsables !) sont d'accord en privé sur cette analyse mais aucun n'a le courage de faire campagne pour l'abolition de l'élection du président au suffrage universel parce que c'est celle qui passionne le plus les Français, aucun n'a le courage d'affronter l'opinion publique et de l'éduquer.

Et pourtant, il serait simple d'expliquer à ces électeurs qui se plaignent de la pauvreté du débat, des dérives de la vie politique, dans la presse people ou les émissions de variétés plus vulgaires les unes que les autres, que ces dévoiements sont le résultat de la personnalisation du pouvoir. Il faut se démarquer des autres candidats accessoirement par le programme mais surtout par le comportement, la force d'un slogan, le look, la petite phrase assassine, de préférence contre le concurrent de son camp…

 

Dans ce pamphlet citoyen, Jean Guiloineau explique avec clarté et pugnacité ce qu'a de pernicieux cette "originalité française". Il démontre comment une propagande bien orchestrée peut asphyxier un peuple et, sous couvert de démocratie, lui ôter tout pouvoir.

La force de suggestion des dessins de Jean Kerleroux vient renforcer le propos.

La double mort d'une République ordinaire, pamphlet citoyen, est à lire et à méditer à la veille de cette nouvelle élection présidentielle.

 

Marie-Thérèse MUTIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 17:05

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  Je suis résolument contre l’élection du président de la République au suffrage universel comme nombre de dirigeants politiques qui n’osent pas le proclamer parce que ce serait aller à l’encontre de l’opinion publique . En 1964, François Mitterrand dans son livre-pamphlet Le coup d’Etat permanent en démontrera, avec quel brio ! toute la nocivité.

Dix-sept ans plus tard, devenu président de la république grâce au suffrage universel, à un projet de société et à la force des partis de gauche (et pas forcément au slogan La force tranquille comme aime à s'en gargariser le publiciste Jacques Séguéla !!!) François Mitterrand jugera inutile de "continuer de promener une polémique qui appartient à l'histoire." !

Dès lors, toute la vie politique tourne autour de cette élection. Le Parti socialiste, parti de lutte de classes, devient le parti du président puis du ou des présidentiables. Au lieu de réformer la constitution, on réforme le parti : les courants d'idées qui en faisaient la richesse démocratique deviennent des écuries présidentielles ; le premier secrétaire, jusque-là leader du texte d'orientation politique majoritaire au vote du Congrès, est élu au suffrage direct d'abord des délégués puis des adhérents, sans aucune référence au projet défendu. Et pour couronner le tout, on institue des primaires pour désigner le candidat, laissant de fait la décision non plus à la réflexion des militants mais aux journalistes et aux sondeurs !

 

Et maintenant ? Les dés sont jetés, les primaires organisées. Il faut donc jouer ce jeu dangereux avec les socialistes et se mobiliser pour sa réussite, afin de ne pas conforter la droite .

 

Ne nous laissons pas abuser par les médias qui ont déjà fait leur choix et nous désignent François Hollande paré de toutes les qualités. Tout ce qu’il fait, tout ce qu’il propose est génial. Le comble, je l’ai trouvé sous la plume d’un homme très respecté par la deuxième gauche (l’ancienne gauche rocardienne), Jacques Julliard qui trouve trois raisons de l’avance de Hollande dans les sondages et dont je cite la première pour la profondeur de l’analye :« la première c’est qu’il a maigri. Non je ne plaisante nulement. Ce n’est pas une affaire de look. C’est une déclaration d’intention. Un homme qui aime la bonnne chère et qui s’impose de tels sacrifices entend envoyer un message. » !!! (Editorial de Marianne N°750.)

Voilà vraiment une excellente raison de voter pour François Hollande contrairement à Martine Aubry qui, n’ayant pas changé de look, ne désire pas vraiment devenir présidente ! CQFD.

Car on lui reproche, à cette dernière, « son manque d’envie » . Quoi ! Ce serait une faute de réfléchir avant de se lancer à la conquête d’une fonction aussi importante ? Déjà au moment du congrès de Reims, on lui avait fait grief d’avoir hésité à briquer le poste de première secrétaire.

Martine Aubry est de ces responsables qui ne fonctionnent pas avec un plan de carrière dans la tête depuis le cours préparatoire. ! Elle est comme beaucoup d’entre nous : placée à un moment où elle doit prendre une décision, elle s’interroge sur ses capacités à tenir le poste vers lequel on la pousse. Mais quand la décision est prise, elle assume la fonction avec honnêteté, opiniâtreté et intelligence. On l’a vue à l’œuvre comme première secrétaire ; elle a raison de rappeler qu’elle a remis sur pied « ce grand cadavre à la renverse », expression qui lui fut reprochée par les mêmes qui avaient louangé BHL lorsqu’il écrivit le livre ainsi intitulé.

Pourquoi ce qu’elle a réussi sans bruit, sans grand effet de manche pour ce parti moribond, ne pourrait-elle pas le réussir pour redresser le pays mis à mal par Nicolas Sarkozy ? A-t-on besoin d’un président touche-à-tout, inconstant, capable de dire tout et son contraire avec le même aplomb, la même arrogance ?

Je me contenterai aujourd’hui, moi aussi, de  m’attacher seulement  au comportement, à la personnalité , parce que c’est sur ces critères là qu’il y a le plus de commentaires de journalistes soi-disant politiques.

Mais les programmes, car programmes il y a, idées, il y a, marquent des différences plus nettes qu’on veut bien le laisser entendre. J’y reviendrai.

Quoi que vous pensiez de ces primaires, allez voter le 9 octobre pour ne  pas affaiblir la gauche.


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Marie-Thérèse Mutin

(Le Crépuscule des gagne-petit)


 

 

 


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